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Le portrait du mois d'octobre

Mercredi 20 octobre 2021

Portrait de Benjamin POUPARD, directeur adjoint du Planétarium de Reims.

 

Pouvez-vous présenter en quelques mots ? 

Je suis Benjamin POUPARD, j’ai 48 ans, nantais d’origine, j’habite Reims depuis 2003. J’ai été recruté la même année au Planétarium de Reims en tant qu’animateur scientifique. Depuis l’an dernier, je suis passé Directeur adjoint, en m’occupant notamment des volets scientifiques et pédagogiques.  J’interviens aussi bien dans la création de contenus que dans l’animation et je suis en relation permanente avec le corps enseignant. 

Construit dans le cadre d’une manifestation, le Planétarium a été imaginé et conçu par la ville de Reims comme « outil de diffusion de culture ». Le succès était tel que la municipalité de l’époque a décidé de s’équiper ! C’est un site unique, c’est le premier planétarium à avoir été installé en province. Aujourd’hui, il accueille jusqu’à 40 000 visiteurs par an ! Nous y proposons des lectures de ciel étoilé ici, à Reims, mais aussi des découvertes « en environnement réel » à l’observatoire de Beine-Nauroy. 

 

Quel est votre parcours ? 

J’ai un parcours scientifique : j’ai suivi des études universitaires et obtenu une maîtrise en chimie. Je suis arrivé dans l’univers de l’astronomie à travers le milieu associatif. Passionné depuis l’enfance, j’ai fait mes premières armes en club dans la région bretonne. Et c’est avec ce bagage en astronomie et beaucoup de chance que j’ai intégré le réseau des planétariums, il y a 20 ans. 

C’est un privilège, car le métier de médiateur scientifique n’est pas très courant ! Nous comptons en France près de 25 planétariums et nous devons n’être guère plus de 200 à pratiquer ce métier. J’ai débuté cette profession de médiateur scientifique au Planétarium de Cherbourg, au Ludiver. Bâti en front de mer, ce site est absolument merveilleux ! Puis, je suis arrivé à Reims !

La démarche scientifique prend une place très importante dans ma vie.  C’est très extrêmement exaltant de s’émerveiller pour une découverte, en ayant à chaque fois l’idée en tête qu’elle repose sur du sable. 

 

Racontez-nous vos liens avec le Parc !

Le Planétarium de Reims et le Parc se sont naturellement rapprochés autour d’une cause commune : l’environnement nocturne et plus spécifiquement la pollution lumineuse. 

Ces halos de lumière artificielle venant d’espaces urbains impactent l’observation des ciels étoilés. Nous, astronomes, nous nous inquiétons fortement de la disparition de ce patrimoine scientifique. Le Parc, quant à lui, étudie l’impact de la pollution lumineuse sur la faune nocturne.  Ensemble, nous travaillons sur des actions de sensibilisation à destination des élus et du grand public.

En plus des études menées, nous organisons tous les ans des randonnées nocturnes sur le territoire du Parc. Ainsi, le temps d’une balade, nous croisons l’observation du ciel avec celle de notre environnement terrestre. Ces animations fonctionnent à chaque fois très bien ! Et pour la première fois, cette année, nous avons accueilli l’exposition « Pollution lumineuse » du Parc au Planétarium de Reims. 

Travailler avec le Parc, sur ce sujet, est une véritable plus-value ! C’est un allié indispensable dans cette lutte contre la pollution lumineuse ; pour cause le sauvetage d’espèces animales s’avère plus concret pour l’opinion publique que la préservation d’un patrimoine étoilé.

 

Quel est votre endroit préféré en Montagne de Reims ? 

Etant cycliste à mes heures perdues, j’aime sillonner le versant nord de la Montagne de de Reims, notamment prendre la route entre Ville-dommange et Rilly-la-Montagne. C’est un coin très beau et dont les couleurs changent à toutes les saisons. A vélo, nous avons le temps d’observer le paysage, c’est le privilège de cycliste ! 

A présent, il me hâte de découvrir le versant sud de la Montagne de Reims !